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Déclaration du nouveau parti anticapitaliste
Déclaration du nouveau parti anticapitaliste
Avec un taux d'abstention très élevé, le scrutin du 7 juin marque le rejet, ou pour le moins le désintérêt, qui frappe les institutions européennes. En restant chez eux, nombre d’électeurs, en particulier parmi les jeunes et les classes populaires, envoient un message clair : cette Europe n’est pas la nôtre ! Il faut dire que tout a été fait pour que grandissent cette colère et cet éloignement. Les partis institutionnels, dont le Parti Socialiste, se sont assis sur le non au référendum de 2005 en faisant passer par la voie parlementaire un traité jumeau. Quelle façon de dire clairement à la population, que son avis ne compte pas, que la gestion de l’Europe capitaliste est une affaire trop sérieuse pour être confiée au peuple ! C'est aussi cette politique que le PS paye aujourd'hui. Le Parlement qui sort de ce suffrage manque de légitimité. Il ne donne pas une photographie réaliste du poids de chaque formation politique dans le pays.
Cependant, dans cette situation, le NPA, né voilà quatre mois, s'affirme, d'après les premières estimations qui le situe autour de 5%, comme une force politique nationale. Le pouvoir ne sort pas grandi de cette échéance. Il a voulu évacuer la crise économique de cette élection, en jouant une nouvelle fois sur les peurs et les fantasmes : l’insécurité et la Turquie. Pourtant l'essentiel de la crise et des mobilisations sociales sont devant Sarkozy et le Medef.
Les attaques qui redoubleront venant du pouvoir et du patronat nécessitent une opposition déterminée et la défense d’une politique anticapitaliste. Une gauche de combat, pas une gauche de cogestion du système capitaliste, des institutions européennes aux collectivités locales. Nous continuons à proposer à toutes les formations de la gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable valable dans les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la convergence des luttes, plus que jamais nécessaire.
Déclaration d’Olivier Besancenot : tous ensemble contre le mépris !
Plus de vingt milliards pour les banques et les entreprises et seulement 2,6 milliards d’euros pour les salariés qui sont l’immense majorité de la population.
Soit 70 euros par an par foyer fiscal ! Moins de 6 euros par mois ! Rien pour les salaires, les retraites, les minima sociaux, rien pour bloquer les licenciements qui se multiplient, alors même que les profits des plus grosses entreprises sont toujours aussi colossaux…. Voilà bien qui résume les choix de Nicolas Sarkozy : effort, travail, réforme… mais toujours dans le même sens, toujours pour les mêmes. Jusqu’à la caricature lorsqu’il insulte les peuples d’outre-mer, en particulier de Guadeloupe, qui n’auront droit qu’à une phrase méprisante et condescendante. Celles et ceux qui souffrent de la crise, des licenciements, du pouvoir d’achat qui recule, les travailleurs qui sont descendus dans la rue par millions ne peuvent que se sentir déterminés à poursuivre, développer la mobilisation contre la politique de Sarkozy. Les Guadeloupéens mènent depuis plusieurs semaines, un combat qui est aussi le nôtre. Un exemple à suivre ici, en métropole pour lutter tous ensemble.